La pension de réversion est un soutien financier versé au conjoint survivant après le décès de son époux ou épouse qui était retraité ou cotisant. Cependant, suite aux débats sur la réforme des retraites, notamment le projet de système universel, une confusion persiste et beaucoup se demandent si les règles ont changé. En réalité, il faut savoir que le projet de réforme qui visait à unifier les conditions d’attribution et de calcul a été abandonné. Par conséquent, les règles pour bénéficier de la pension de réversion restent aujourd’hui celles qui prévalaient avant ces discussions. Nous faisons ici le point sur ces conditions qui varient toujours en fonction du régime de retraite auquel le défunt était affilié.
Sommaire
La condition d’âge et de ressources, le critère principal du régime général
Pour la pension de réversion du régime de base des salariés du privé (CNAV), des artisans et des commerçants (SSI), vous devez respecter deux conditions cumulatives dont la première est un critère d’âge. En effet, vous devez avoir au moins 55 ans pour déposer votre demande. Toutefois, si votre conjoint est décédé avant 2009, cet âge est fixé à 51 ans.
L’autre condition incontournable concerne les ressources de votre foyer. Vos revenus annuels bruts ne doivent pas dépasser un certain plafond qui est réévalué chaque année. Pour 2025, ce plafond est fixé à 24 710,40 euros si vous vivez seul et à 39 536,64 euros si vous êtes en couple. Si vos ressources dépassent ce seuil, la pension de réversion ne vous sera pas attribuée. Le calcul prend en compte la quasi-totalité de vos revenus (salaires, autres retraites, revenus locatifs…), mais certains comme les revenus d’activité de votre conjoint décédé ou l’aide au retour à l’emploi (ARE) sont exclus.

Le mariage comme unique porte d’entrée, mais sans condition de durée
Pour toucher la pension de réversion en 2025, une règle reste intangible et commune à presque tous les régimes de retraite : vous devez avoir été marié avec le défunt. Ni le PACS (Pacte Civil de Solidarité) ni le concubinage (union libre) n’ouvrent droit à cette aide financière. C’est un point fondamental à retenir.
En revanche, la plupart des régimes, et notamment le régime général, n’imposent aucune durée minimale de mariage. Que votre union ait duré 1 an ou 50 ans, vous avez droit à la pension de réversion. Il existe cependant des exceptions comme dans la fonction publique où des conditions plus spécifiques s’appliquent :
- le mariage doit avoir duré au moins 4 ans ;
- ou le mariage doit avoir été célébré au moins 2 ans avant le départ à la retraite du fonctionnaire défunt ;
- ou un enfant doit être issu de cette union.
De plus, le remariage après le décès met définitivement fin au versement de la pension de réversion du régime de base.
Qu’en est-il des règles spécifiques aux régimes complémentaires ?
Les règles d’attribution de la pension de réversion des régimes de retraite complémentaire diffèrent de celles du régime de base, mais aussi entre elles. Pour le régime complémentaire des salariés du privé (Agirc-Arrco), il existe une condition d’âge de 55 ans pour le versement. En revanche, il n’y a aucune condition de ressources. Vous pouvez donc toucher la réversion de l’Agirc-Arrco même si vos revenus dépassent les plafonds du régime de base. En ce qui concerne le montant de la pension, il correspond à 60 % des droits que percevait ou aurait perçus le défunt. Le remariage met également fin au versement.
Pour les professions libérales ou les agriculteurs, les conditions d’âge, de ressources et les taux de calcul varient encore. Chaque caisse de retraite complémentaire possède son propre règlement. Il est donc indispensable de contacter directement chaque organisme pour connaître précisément vos droits.
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Spécialiste de la formation professionnelle, Mathieu accompagne les entreprises dans la mise en place de solutions adaptées.





